dimanche 31 juillet 2016

L'Amour est dans le pré, M6 : quand Karine Le Marchand prend sa douche chez Monique

Chaque hiver, pour préparer la nouvelle saison de L'Amour est dans le pré, Karine Le Marchand se rend chez les nouveaux agriculteurs afin de tourner leur portrait. Pour ces agriculteurs, pas du tout habitués au défilé des caméras, la rencontre avec l'animatrice et l'équipe de production est un souvenir impérissable. Monique, éleveuse d'escargots de 55 ans , dans les Alpes-Maritimes se souvient comme si c'était hier de l'arrivée de Karine Le Marchand dans sa modeste demeure. Elle confie, en exclusivité, à telestar.fr : " Quand j'ai vu les quinze personnes de la production arriver chez moi, j'ai eu un peu peur. Karine Le Marchand, elle, est venue en avion le matin de bonne heure. Elle voulait prendre une douche donc je lui ai mis à disposition ma petite salle de bain. Puis dans le salon, elle a eu son petit coin pour prendre le thé. Ensuite, je lui ai installé un petit coin coiffure et maquillage. Ma maison est petite et je peux vous dire que je n'oublierais jamais ces scènes. C'est un souvenir tout de même !"
Monique qui cherche déséspérement l'amour comme les 12 autres agriculteurs de cette saison 11 a invité dans sa ferme deux prétendants. Il s'agit de Josian et de Jean-Marc. Dans votre magazine Télé Star, en kiosques le 1er août, Monique explique qu'elle s'est pliée en quatre pour recevoir dignement ces deux hommes. Rangement de placard mais aussi blanchiment de dents, Monique n'a pas lésiné sur les moyens. "Je me suis relookée avec l'aide de mon amie Birgitte nous confie-t-elle. Pour les speed-dating, par exemple, je me suis acheté un chapeau et des bottes en cuir"... Un petit accessoire qui lui a valu d'être qualifiée de "sado-maso" sur les réseaux sociaux !
L'intégralité des confidences de Monique sont à retrouver dans votre nouveau magazine Télé Star.
http://www.telestar.fr/

mercredi 27 juillet 2016

Attaque à Saint-Etienne-du-Rouvray : le point sur l'enquête

Au lendemain de l'attentat contre une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, l'enquête se concentre sur l'identité du second terroriste et sur d'éventuelles complicités
Un tueur, Adel Kermiche, connu des services antiterroristes mais libéré sous bracelet électronique, "une piste privilégiée" pour l'identité du second assaillant.
Au lendemain de l'attaque contre l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, les enquêteurs cherchent aussi à savoir si les deux hommes ont pu bénéficier de complicités et être mandatés depuis la Syrie
"Une piste privilégiée" pour le second assaillant
L'identification du second auteur de l'attaque, dont le visage a été défiguré lorsque la police l'a abattu, était toujours en cours mercredi en milieu de journée, mais "une piste est privilégiée", selon des sources proches de l'enquête.
Une carte d'identité au nom d'Abdel Malik P. a été retrouvée mardi lors d'une perquisition au domicile familial d'Adel Kermiche et "plusieurs éléments laissent à penser qu'il s'agit du deuxième assaillant", a précisé une de ces sources. 
Abdel Malik P., 19 ans, originaire de Savoie, n'avait pas fait l'objet de condamnations et la justice ne disposait donc pas de ses empreintes ni de son ADN, ce qui retarde son identification formelle.

Comment Adel Kermiche a-t-il trompé la justice ?

Le jeune homme de 19 ans avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dès mars 2015 pour avoir tenté de rejoindre la Syrie. Après une seconde tentative, en mai 2015, vers les terres du jihad, Kermiche, de nouveau mis en examen, est incarcéré. "Il semble qu'il se soit encore davantage radicalisé lors de ce séjour en prison", selon une source proche de l'enquête. 
Le 18 mars dernier, une juge antiterroriste décide de libérer et de l'assigner à résidence sous surveillance électronique. Selon une source proche du dossier qui confirme les informations du Monde, Adel Kermiche a assuré à la magistrate regretter ses tentatives de départ.
"J'ai envie de reprendre ma vie, de revoir mes amis, de me marier", plaide-t-il alors, affirmant ne pas être un islamiste radicalisé et évoquant des projets professionnels. Pour la juge, le jeune homme "a pris conscience de ses erreurs". 
Le parquet fait appel pour qu'il reste en prison. Le ministère public s'inquiète de sa "réelle détermination" à partir combattre aux côtés des groupes jihadistes et estime qu'il faut "éviter toute concertation" entre Kermiche et d'autres protagonistes actuellement en Syrie, selon une source proche du dossier. 
Mais la chambre de l'instruction de la cour d'appel ne suit pas ces recommandations: Kermiche sort de prison, est assigné à résidence chez ses parents, équipé d'un bracelet électronique. Il ne peut quitter son domicile qu'entre 8h30 et 12h30 en semaine, un créneau horaire durant lequel il a perpétré, mardi, avec son complice, la prise d'otages au cours de laquelle le prêtre Jacques Hamel a été égorgé. 

Des complicités ?

Le groupe jihadiste Daesh a revendiqué l'assassinat, présentant les deux assaillants comme ses "soldats". Ont-il été directement mandatés depuis la Syrie ou ont-ils agi par mimétisme, répondant aux nombreux appels au meurtre de Daesh ? Ont-ils pu bénéficier de soutiens en France pour préparer leur action? Les assaillants n'avaient sur eux que trois couteaux, un pistolet inopérant et des engins explosifs factices. 
Un mineur de 16 ans, né en Algérie et interpellé mardi, était toujours en garde à vue mercredi. Son frère fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour être parti dans la zone irako-syrienne le 29 mars 2015 avec les papiers d'identité de Kermiche. Le mineur, "assigné à résidence", "en fin de semaine dernière", ne semble pas à ce stade avoir de lien avec l'attaque, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Son frère aurait-il pu jouer un rôle depuis la Syrie ? 
Les investigations ont démontré que "des personnes proches de Kermiche ont tenté de partir dans ce pays ou sont déjà sur zone", selon une source proche de l'enquête. 
http://www.sudouest.fr/2016/07/27/attaque-a-saint-etienne-du-rouvray-le-point-sur-l-enquete-2449046-6093.php

mardi 26 juillet 2016

Attentat de Nice: Sandra Bertin affirme ne pas être une proche de Christian Estrosi

Sandra Bertin, la policière qui a accusé dimanche le cabinet de l’Intérieur d’avoir fait pression sur elle pour modifier un rapport sur la sécurité du 14 Juillet à Nice, assure ne pas avoir d’arrière-pensées politiques dans sa démarche
Toutefois, sur ses comptes Facebook et Twitter, repérés par Le Parisien et supprimés depuis, elle ne cachait pas sa grande proximité politique avec Christian Estrosi.

« Quel intérêt j’aurais à inventer cela ? »

« Je ne suis encartée ni chez les Républicains ni dans aucun parti », a dit lundi la policière municipale au parisien. « Je suis flattée qu’on me considère comme proche de Christian Estrosi parce que c’est une grande personnalité politique mais non, nous ne sommes pas proches », a-t-elle expliqué.
>> A lire aussi : Cinq questions sur le bras de fer entre Bernard Cazeneuve et Sandra Bertin
Interrogée sur la possibilité qu’elle ait pu agir sur commande « La réponse est non, s’emporte Sandra Bertin. Quel intérêt j’aurais à inventer cela ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec la politique ? Je suis une fonctionnaire de la police territoriale à qui on a mis une pression énorme et j’aurais dû dire quoi ? Amen ? »
Et la policière municipale de poursuivre : « Je n’ai jamais accusé monsieur Cazeneuve. D’ailleurs ça m’a fait doucement sourire quand il a déposé plainte en diffamation ! A quel moment je l’ai diffamé ? S’il a des gens dans son cabinet ou dans sa direction qui font n’importe quoi, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il ne peut pas contrôler tout le monde ! Il a je ne sais combien de personnes dans son cabinet (une trentaine). Evidemment qu’il ne peut pas être derrière tout le monde ! »
http://www.20minutes.fr/dossier/attentat-nice

Attentat de Nice: Sandra Bertin peut-elle s'être engagée seule contre Cazeneuve?

La classe politique se déchire depuis l'attentat du 14 juillet à Nice. Dimanche, Sandra Bertin, cheffe du Centre de supervision urbain de Nice, a dénoncé des pressions venues tout droit de la place Beauvau. Une version contestée depuis.
Onze jours après l'attentat de Nice, les débats virent au règlement de comptes. Les attaques se multiplient contre Bernard Cazeneuve. Le ministre de l'Intérieur a plusieurs fois été accusé de mensonge par Christian Estrosi, un premier adjoint à la mairie de Nice décidément bien plus visible que le maire en personne, Philippe Pradal. 
Dimanche, ces accusations ont pris une dimension nouvelle. Cette fois, elles n'émanent plus des élus de l'opposition, mais de la cheffe du Centre de supervision urbain de Nice (CSU). Le 14 juillet au soir, Sandra Bertin se trouvait derrière les écrans diffusant les images de vidéosurveillance municipales. Elle a tout vu du drame. Elle assure dans une interview accordée au Journal du Dimanche avoir reçu des pressions venues de l'Intérieur, visant à "faire apparaître dans son rapport des positions de la police nationale" qui ne seraient pas visibles sur les images. 
LIRE AUSSI >> Le Bras de fer entre Bernard Cazeneuve et Sandra Bertin en cinq actes 

Une policière acquise à la cause d'Estrosi

Immédiatement, Bernard Cazeneuve a déposé plainte en diffamation. Jean-Marc Falcone, la patron de la police nationale, a lui aussi communiqué pour accréditer la thèse du ministre. "A aucun moment ni son cabinet ni lui-même n'ont eu à intervenir dans le cadre de cette remontée classique et traditionnelle d'informations", a-t-il déclaré. Une version des faits validée depuis: Sandra Bertin a en réalité envoyé son rapport à une fonctionnaire de police de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), liée à la police nationale. 
Autre élément venant affaiblir le témoignage de la policière municipale, la diffusion d'extraits des comptes Twitter et Facebook de la jeune femme, supprimés depuis, dans lesquels elle fait preuve d'un engagement certain aux côtés de Christian Estrosi et prend position à plusieurs reprises contre le gouvernement. 

La mairie nie toute implication

Mais Sandra Bertin persiste et signe. Avec l'appui de la mairie? "Nous ne sommes pas intervenus dans le cadre de son interview au JDD, jure-t-on au sein de la municipalité. Sandra a effectivement reçu l'autorisation de sa hiérarchie, mais ça s'arrête là." Reste à savoir de qui, alors que le CSU dépend des services municipaux et que Sandra Bertin est cheffe de son unité.  
Egalement contacté, Patrice Trapier, directeur adjoint de la rédaction du JDD, assure n'avoir jamais eu de contact avec Christian Estrosi ou ses services avant ou après la publication de l'interview. "Notre journaliste a eu directement cette policière, détaille-t-il. Ensuite, nous ne savons pas comment cela s'est passé de son côté. Vu la gravité des propos tenus, elle n'a peut-être pas fait ça toute seule. Nous l'ignorons." 
Dimanche, après son interview, Sandra Bertin a enchaîné deux conférences de presse, au cours desquelles elle a martelé sa version des faits. L'une, restreinte, en présence de quelques médias triés sur le volet. Puis une seconde, ouverte, en présence également des syndicats de la police municipale. C'est à ce moment là, particulièrement, que le rôle des services de communication de la mairie ont surpris certains journalistes travaillant sur le dossier. 
...............  LA SUITE SUR L'EXPRESS ... http://www.lexpress.fr/actualite/politique/

lundi 25 juillet 2016

Nice: l'avocat de Bertin dépose un signalement

L'avocat de la policière municipale Sandra Bertin, au coeur de la polémique sur le dispositif de sécurité déployé le 14 juillet à Nice, a annoncé aujourd'hui avoir déposé un signalement auprès du procureur de Nice.
"Nous avons considéré que les faits, témoignages à l'appui, étaient visiblement constitués sur le plan d'infractions pénales pouvant entraîner des poursuites", a déclaré à la presse Me Adrien Verrier, à sa sortie du tribunal de Nice. "Dès lors, nous avons finalisé le signalement avec toutes les pièces justificatives, tous les noms, tous les détails, de manière à faire toute la lumière sur les faits", a-t-il poursuivi, soulignant que ce signalement avait été fait sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale, qui enjoint à tout fonctionnaire de signaler "sans délai" tout crime ou délit dont il acquerrait la connaissance.
Dans le signalement ,"nous n'avons pas précisé" les délits ou infractions susceptibles d'être retenus, a expliqué à l'AFP Me Verrier: "On a livré les faits, on a laissé le parquet retenir les infractions. Le procureur dispose de tous les noms et tous les faits relatés et qui ressortent des déclarations de Sandra Bertin et de toutes les personnes qui étaient autour d'elle et qui ont assiste à cette conversation et à cette pression, qui a duré environ une heure le 15 juillet", a-t-il ajouté.

Sandra Bertin, qui dirige le centre de vidéosurveillance de la ville,
accuse notamment un "commissaire de police" envoyé selon elle par le ministère de l'Intérieur et une autre personne disant faire partie du cabinet ministériel, jointe par téléphone, de lui avoir notamment demandé "de faire apparaître sur certains endroits des positions de la police nationale" et de rédiger un rapport "modifiable".

Une très vive polémique oppose depuis l'attentat, qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais, les élus locaux --le premier adjoint LR au maire de Nice et président de la région Paca Christian Estrosi en tête-- au gouvernement autour du dispositif de sécurité déployé le soir de l'attaque. Dénonçant "une campagne de vilénies", Bernard Cazeneuve a annoncé qu'il déposerait plainte pour diffamation. "C'est la justice" qui doit établir la vérité et "personne d'autre", a affirmé de son côté lundi le chef de l'Etat: "La vérité et la transparence seront établies", a-t-il promis

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/07/25/97001-20160725FILWWW00151-l-avocat-de-sandra-bertin-a-depose-un-signalement-aupres-du-procureur.php

Nice: des ténors socialistes appellent la policière municipale à "donner les noms"

Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, et l'ancien ministre Benoît Hamon appellent  la policière municipale Sandra Bertin à "donner les noms" des personnes qu'elle accuse d'avoir fait pression sur elle pour qu'elle modifie son rapport sur l'attentat de Nice.
C'est un appel solennel à la radio, ou sur les réseaux sociaux.
Pour  les socialistes Bruno Le Roux, et Benoît Hamon, la policière municipale Sandra Bertin  doit  "donner des noms".
Elle doit justifier l'identité des des personnes qu'elle accuse d'avoir fait pression sur elle pour qu'elle modifie son rapport sur l'attentat de Nice.
"Moi, je suggère à la policière municipale de donner les noms, c'est assez simple on est en état de droit il y a une justice qui fonctionne très bien dans ce pays,si tel était le cas ? Qu'elle donne les noms, comme ça on en saurait davantage..." a déclaré Benoît Hamon au micro de France Info.

Des interrogations...

L'ancien ministre de l'Education nationale s'est également demandé "dans quelle mesure est-elle (la policière municipale)  totalement libre de ses déclarations ?", estimant que "cette policière municipale a des préférences politiques". De son côté, Sandra Bertin persiste et signe, et maintient ses accusations au micro sur France Info.

Une interview et une polémique

Dans une interview au JDD en pleine polémique entre la municipalité LR de Nice, notamment Christian Estrosi (1er adjoint à la sécurité, président de la métropole), et le gouvernement sur le dispositif de sécurité au soir de l'attentat ayant fait 84 morts, Sandra Bertin, chef du Centre de supervision urbain de la ville de Nice, affirme avoir reçu des pressions
du ministère pour modifier son rapport sur le dispositif policier le 14 juillet.
Une version contestée par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a décidé de porter plainte en diffamation contre la policière municipale et a dénoncé "une campagne de vilenies".

Christian Estrosi dans le viseur

Les deux ténors socialistes ont également vivement critiqué l'ancien maire de Nice, Christian Estrosi, actuel adjoint
à la sécurité de sa ville et actuel président de la région PACA.
"C'est pas à la hauteur, surtout de la part de Christian Estrosi, il est président de région, élu avec des voix de gauche" face au FN", a assené M. Hamon.
"Entre Bernard Cazeneuve et Christian Estrosi, il y en a au moins un qui assume ses responsabilités. Et Le Républicain n'est pas là ou est l'étiquette", selon M. Le Roux.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/nice-des-tenors-socialistes-appellent-la-policiere-municipale-donner-les-noms-1054437.html

Accusations de la policière de Nice : Hollande réagit à son tour

Après Bernard Cazeneuve dimanche puis Manuel Valls lundi matin, c'est François Hollande qui est monté au créneau face à la polémique sur la gestion de l'attentat de Nice par les autorités. "C'est la justice" qui doit établir la vérité et "personne d'autre", a affirmé le chef de l'Etat, alors qu'une policière municipale niçoise a affirmé dans le JDD avoir été soumise à des pressions venues de la place Beauvau pour modifier son rapport sur le dispositif de sécurité le soir du 14 juillet. "La vérité et la transparence seront établies", a-t-il promis lors d'une visite auprès de militaires de l'opération Sentinelle au Fort de Vincennes (Val-de-Marne).
"Nous devons tout faire pour répondre à la menace mais aussi tout connaitre de ce qui s'est produit à Nice : le parcours du terroriste, les complicités dont il a pu bénéficier, les liens qu'il avait pu établir y compris avec certains groupes. Et aussi le dispositif qui avait été mis en place", a affirmé François Hollande. "La vérité, la transparence sont essentielles dans une démocratie", a-t-il poursuivi. Une fois que la justice aura fait son travail "alors la vérité, la transparence seront établies", a assuré le chef de l'Etat. "Les Français le demandent et les familles l'exigent".

"Un débat est toujours légitime"

"Un débat est toujours légitime quand il se produit une attaque, un attentat", a encore le Président, tout en appelant à "laisser la justice travailler en toute indépendance".
Quelques heures auparavant, Manuel Valls avait déploré la "polémique purement politique" sur les moyens policiers le 14 juillet à Nice et défendu l'intégrité du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Accusé dimanche par une policière municipale niçoise, Sandra Bertin, chef du service pilotant la vidéosurveillance, Bernard Cazeneuve a annoncé le dépôt d'une plainte pour "diffamation", dénonçant "une campagne de vilenies". L'exécutif a promis pour cette semaine le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", sur le dispositif le soir de l'attentat qui a fait 84 morts.
Depuis Vincennes, François Hollande a par ailleurs annoncé de "nouvelles mesures", notamment financières, en faveur des militaires qui participent à l'opération Sentinelle. "A travers notamment la revalorisation de l'indemnité de sujétion spéciale d'alerte opérationnelle, et également pour compenser les permissions" supprimées, a-t-il ajouté, sans préciser le montant du budget de ces mesures.
 

Attentat de Nice : Sandra Bertin, une policière orientée ?

Sandra Bertin, la policière niçoise qui met en cause le ministère de l'Intérieur, aurait fait fausse route dans ses accusations, selon plusieurs médias
Son témoignage a créé la suspicion et relancé la polémique sur la sécurité au soir de l'attentat de Nice. Dans une interview au Journal du Dimanche, une policière municipale niçoise, Sandra Bertin, chef du service pilotant la vidéosurveillance, a accusé le ministère de l'Intérieur d'avoir fait pression pour modifier son rapport sur le dispositif de sécurité.
"J'ai alors eu affaire à une personne pressée qui m'a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l'on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité. Je lui ai répondu que je n'écrirais que ce que j'avais vu. Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m'est pas apparue sur les vidéos" Sandra Bertin
Des accusations que le directeur général de la police nationale, ainsi que le ministre de l'Intérieur démentent formellement. Bernard Cazeneuve a annoncé dimanche soir une plainte en diffamation.
Proche d'Estrosi ?
Mais à en croire Europe 1 et Métronews qui ont eu accès aux échanges de mails, le destinataire du rapport ne serait pas le ministère de l'Intérieur mais une commissaire de la direction centrale de la sécurité publique. Méprise ?
Le Parisien dévoile ce lundi matin un autre trait de personnalité de Sandra Bertin, qui choisissait le pseudo de Sandra Tardeil sur les réseaux sociaux. Sur ces comptes, aujourd'hui inaccessibles, "la jeune femme affiche sa sympathie pour son président de région, Christian Estrosi (les Républicains), et n'hésite pas à critiquer fréquemment la « pseudo-politique socialo » quand elle ne raille pas la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem", affirme le quotidien.
Dès dimanche soir, Christian Estrosi, l'ancien maire de Nice et actuel président LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, "rejetait les accusations scandaleuses du ministre d'instrumentalisation des propos d'un agent".
Christian Estrosi, qui est l'un des premiers à avoir lancé la polémique sur la sécurité le soir de l'attentat, n'a pourtant "assisté à aucune des réunions préparatoires au feu d'artifice du 14 Juillet", révèle Le Monde. Une attaque ridicule, répond-il.
http://www.sudouest.fr/2016/07/25/attentat-de-nice-sandra-bertin-une-policiere-orientee-2446525-7519.php

mercredi 20 juillet 2016

"Une Garde nationale se constitue" (Hollande)

François Hollande a lancé aujourd'hui "un appel aux Français qui le souhaitent" à rejoindre les rangs des différentes réserves des forces de sécurité, soulignant qu'avec tous ces réservistes "une Garde nationale se constitue" en France. "Quand on ajoute toutes ces réserves, 1er et 2e niveaux, qu'on fait appel aux réserves de nos armées, on peut dire qu'en France se constitue avec vous une Garde nationale", a déclaré le président de la République en visitant le Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne).

"J'ai choisi de faire appel à toutes les femmes et tous les hommes qui, en parallèle d'une carrière d'étude ou d'un choix professionnel, ont choisi de s'engager au service de la protection des Français. D'ores et déjà 12.000 réservistes opérationnels de gendarmerie et de police sont disponibles. J'ai décidé de monter ce chiffre à 15.000 d'ici la fin de ce mois", a-t-il ajouté, six jours après l'attentat de Nice, qui a fait 84 morts. "Les préfets pourront ainsi puiser dans cette ressource pour assurer la sécurité des différents événements de l'été dans chaque département", a-t-il insisté.

François Hollande a par ailleurs "demandé au ministre de la Défense d'adresser des directives à tous les responsables territoriaux de la gendarmerie pour mobiliser les 28.000 titulaires d'un contrat d'engagement pour qu'ils se tiennent prêts pour les prochaines semaines", précisant qu'une "grande communication sera lancée sur internet et les réseaux sociaux pour relayer cette action". "J'ai également décidé de recourir à la réserve opérationnelle de 2e niveau", a-t-il dit, ce qui "représente un vivier supplémentaire de 10.000 retraités de la gendarmerie, il y en a ici, ayant quitté le service depuis moins de deux an et qui peuvent être là encore opérationnels".
Le chef de l'Etat a par ailleurs appelé "tous les jeunes à s'engager dans le service civique". "J'appelle les Français à prendre contact avec les associations de protection civile, j'appelle chaque Français à suivre des formations aux premiers secours et aux gestes qui sauvent, car même dans certaines circonstances, nous devons être des concitoyens capables d'intervenir et de sauver".

La réserve opérationnelle est subdivisée en deux composantes:

- la réserve de 1er niveau (RO1), constituée de volontaires ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve. En 2015, elle comptait 54 374 réservistes sous engagement : 28.100, soit près de 52 %, pour les armées et la DGA (Direction générale de l'Armement), et 26.274, soit plus de 48%, pour la gendarmerie.
- la réserve de 2e niveau (RO2), qui regroupe, sous un régime de disponibilité obligatoire, tous les anciens militaires, dans la limite des cinq années suivant la cessation de leur état militaire. En 2015, elle représentait, au total, un vivier de 127.022 réservistes anciens militaires : 98.264, soit plus de 77 %, pour les armées et la DGA et 28.758, soit près de 23 %, pour la gendarmerie.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

lundi 18 juillet 2016

Nicolas, Laura, Yanis, Brodie, Bilal... qui sont les victimes de l'attentat de Nice ?

84 personnes ont perdu la vie jeudi soir dans l'attentat perpétré sur la promenade des Anglais à Nice. Peu à peu, des noms sont posés sur les victimes
Au moins 84 personnes ont trouvé la mort jeudi soir dans l'attentat qui a frappé la ville de Nice. L'identification des victimes va prendre du temps mais certains noms ont déjà été annoncés. Parmi eux :

Yanis, 4 ans et demi

Le petit garçon jouait insouciamment avec d'autres enfants lorsque le camion l'a percuté. C'était la première fois jeudi que son père, Mickaël Corviaux, installé à Nice depuis trois ans, l'emmenait voir le traditionnel feu d'artifice sur la Promenade des Anglais.
"C'est mon épouse qui a insisté pour y aller, elle voulait lui faire plaisir", détaille-t-il au Parisien. "Nous étions installés sur la plage avec la femme d'un ami, ses nièces et ses deux enfants. Yannis était ravi, il sautait partout, il faisait le fou avec ses copains...", se remémore Mickaël.
Ses parents ont pu éviter le camion, pas Yannis qui s'amusait quelques mètres plus loin.
Kylian, 4 ans et sa maman Olfa Bent Souayah, 31 ans
Olfa Bent Souayah Khalfallah, jeune Tunisienne née en 1985, installée à Lyon, se trouvait avec son fils de quatre ans, Kylian, au moment de l'attentat. Le décès du petit garçon a été confirmé samedi à son père, qui le recherchait activement depuis la nuit du drame et a hurlé de douleur en sortant de l'hôpital. "Il est anéanti. Avec Kylian, ils avaient un rapport fusionnel", ont confié des proches du père de famille à Nice-Matin
Kayla, 6 ans et sa mère, Elizabeth Cristina
Suisse d'origine brésilienne, la fillette habitait à Yverdon-les-Bains dans le canton de Vaud. Présente sur les lieux de l'attentat, la mère de Kayla, portée disparue depuis le soir de l'attentat. Elizabeth Cristina de Assis Ribeiro a été identifié parmi les corps ce dimanche. Le père et les deux autres enfants qui se trouvaient également sur place sont "hospitalisés et choqués", ont précisé les autorités du canton. 

Yanis, 7 ans, son frère et sa grand-mère Laurence Tavet, 49 ans

Yanis, 7 ans et son frère étaient venus rendre visite à leur grand-mère de 49 ans.

Brodie Copeland, 11 ans et son père Sean Copeland, 51 ans

Sean Copeland, père de famille de 51 ans et son fils Brodie, 11 ans, ont été tués jeudi soir. Américains originaires du Texas, ils étaient en vacances en famille à Nice après avoir séjourné à Pampelune et Barcelone, en Espagne. 
Mehdi H., 12 ans.
Le jeune garçon était le fils d'un arbitre de football niçois qui a également perdu sa belle-soeur dans l'attentat. Une jeune fille qui accompagnait la famille sur la Promenade des Anglais est décédée. La soeur jumelle de Mehdi est toujours dans le coma. "La petite fille est toujours dans un état stationnaire. Mais il y a de l'espoir", confie un proche du papa à Nice-Matin.

Amie V., 12 ans

Amie est la fille d'un journaliste du magazine Ressources. Ce magazine, basé à Nice, a annoncé sur sa page Facebook la mort de l'adolescente : "Toute notre équipe est sous le choc. Les mots dont nous sommes censés être les spécialistes sont soudain vidés de sens". 

Laura, 13 ans

Samedi, les proches de Laura ont eu la confirmation de son décès. "On était sur la Promenade. On était en train de regarder ce feu d'artifice, il y avait des milliers de personnes. On était tous heureux d'aller voir ce feu d'artifice", témoigne son père. La jeune Niçoise avait une soeur jumelle. "Repose en paix petite soeur", écrit sa grande soeur sur Facebook.
Magdalena et Marzena Chrzanowska, 21 et 20 ans
Ces deux sœurs étaient de nationalité polonaise. Elles étaient en vacances à Nice avec leurs deux autres soeurs qui ont survécu, a indiqué le Père Jan Antol, curé de leur paroisse à Krzyszkowice un village de 2.100 habitants dans le sud de la Pologne. "Elles étaient formidables, très appréciées. Elles aidaient leur père depuis qu'il était veuf. Leur mère est morte il y a quatre ans".

Nicolas Leslie, 20 ans

Un étudiant américain à l'université de Berkeley. Il a été identifié ce dimanche. Il fait partie des dernières victimes identifiées.

Viktoria Savtchenko, 21 ans

Une étudiant russe Viktoria Savtchenko, 21 ans, a été heurtée par le camion et tuée sur le coup jeudi soir. Selon le Daily Mail, Victoria était étudiante à l'Université d'élite financière du gouvernement russe à Moscou.
Timothé Fournier, 27 ans
Timothé Fournier était buraliste à Paris. Il est mort en protégeant sa femme, enceinte de 7 mois, qu'il a poussée sur le côté juste avant que le camion le percute, raconte Anaïs, l'une de ses cousines.
"C'était une crème de bonté (...), un jeune homme rêveur mais qui était toujours là pour sa femme et son futur enfant"

Bilal Labaoui, 28 ans

Bilal Labaoui, un Tunisien né en 1987, originaire de la ville de Kasserine, dans le centre-ouest du pays, est décédé jeudi soir à Nice. Le ministère des Affaires étrangères tunisien a annoncé son décès dans un communiqué publié sur Facebook. D'après Le Monde, il se trouvait en compagnie de son grand frère Walid lorsque le camion a surgi. Son frère, indemne, a veillé son corps toute la nuit.

Michaël Pellegrini, 28 ans

Michaël Pellegrini, 28 ans, était professeur d'économie au lycée privé des Récollet à Longwy (en Meurthe-et-Moselle). Il est mort sur la Promenade des Anglais aux côtés de sa mère, Véronique Lion, une assistante maternelle de 55 ans, et de ses grands-parents François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans. Les quatre habitaient "depuis toujours" à Herserange, selon la mairie de cette localité de la banlieue de Longwy.
84 personnes ont perdu la vie jeudi soir dans l'attentat perpétré sur la promenade des Anglais à Nice. Peu à peu, des noms sont posés sur les victimes
Au moins 84 personnes ont trouvé la mort jeudi soir dans l'attentat qui a frappé la ville de Nice. L'identification des victimes va prendre du temps mais certains noms ont déjà été annoncés. Parmi eux :

Yanis, 4 ans et demi

Le petit garçon jouait insouciamment avec d'autres enfants lorsque le camion l'a percuté. C'était la première fois jeudi que son père, Mickaël Corviaux, installé à Nice depuis trois ans, l'emmenait voir le traditionnel feu d'artifice sur la Promenade des Anglais.
"C'est mon épouse qui a insisté pour y aller, elle voulait lui faire plaisir", détaille-t-il au Parisien. "Nous étions installés sur la plage avec la femme d'un ami, ses nièces et ses deux enfants. Yannis était ravi, il sautait partout, il faisait le fou avec ses copains...", se remémore Mickaël.
Ses parents ont pu éviter le camion, pas Yannis qui s'amusait quelques mètres plus loin.

Kylian, 4 ans et sa maman Olfa Bent Souayah, 31 ans

Olfa Bent Souayah Khalfallah, jeune Tunisienne née en 1985, installée à Lyon, se trouvait avec son fils de quatre ans, Kylian, au moment de l'attentat. Le décès du petit garçon a été confirmé samedi à son père, qui le recherchait activement depuis la nuit du drame et a hurlé de douleur en sortant de l'hôpital. "Il est anéanti. Avec Kylian, ils avaient un rapport fusionnel", ont confié des proches du père de famille à Nice-Matin.
Tahar a perdu sa femme et son fils. Il crie sa douleur samedi en apprenant la mort de son protégé dont il était sans nouvelles.© Photo AFP

Kayla, 6 ans et sa mère, Elizabeth Cristina

Suisse d'origine brésilienne, la fillette habitait à Yverdon-les-Bains dans le canton de Vaud. Présente sur les lieux de l'attentat, la mère de Kayla, portée disparue depuis le soir de l'attentat. Elizabeth Cristina de Assis Ribeiro a été identifié parmi les corps ce dimanche. Le père et les deux autres enfants qui se trouvaient également sur place sont "hospitalisés et choqués", ont précisé les autorités du canton. 

Yanis, 7 ans, son frère et sa grand-mère Laurence Tavet, 49 ans

Yanis, 7 ans et son frère étaient venus rendre visite à leur grand-mère de 49 ans.

Brodie Copeland, 11 ans et son père Sean Copeland, 51 ans

Sean Copeland, père de famille de 51 ans et son fils Brodie, 11 ans, ont été tués jeudi soir. Américains originaires du Texas, ils étaient en vacances en famille à Nice après avoir séjourné à Pampelune et Barcelone, en Espagne. 
Le neveu de Sean a confirmé la triste nouvelle sur les réseaux sociaux :

Mehdi H., 12 ans.

Le jeune garçon était le fils d'un arbitre de football niçois qui a également perdu sa belle-soeur dans l'attentat. Une jeune fille qui accompagnait la famille sur la Promenade des Anglais est décédée. La soeur jumelle de Mehdi est toujours dans le coma. "La petite fille est toujours dans un état stationnaire. Mais il y a de l'espoir", confie un proche du papa à Nice-Matin.

Amie V., 12 ans

Amie est la fille d'un journaliste du magazine Ressources. Ce magazine, basé à Nice, a annoncé sur sa page Facebook la mort de l'adolescente : "Toute notre équipe est sous le choc. Les mots dont nous sommes censés être les spécialistes sont soudain vidés de sens". 

Laura, 13 ans

Samedi, les proches de Laura ont eu la confirmation de son décès. "On était sur la Promenade. On était en train de regarder ce feu d'artifice, il y avait des milliers de personnes. On était tous heureux d'aller voir ce feu d'artifice", témoigne son père. La jeune Niçoise avait une soeur jumelle. "Repose en paix petite soeur", écrit sa grande soeur sur Facebook.

Magdalena et Marzena Chrzanowska, 21 et 20 ans

Ces deux sœurs étaient de nationalité polonaise. Elles étaient en vacances à Nice avec leurs deux autres soeurs qui ont survécu, a indiqué le Père Jan Antol, curé de leur paroisse à Krzyszkowice un village de 2.100 habitants dans le sud de la Pologne. "Elles étaient formidables, très appréciées. Elles aidaient leur père depuis qu'il était veuf. Leur mère est morte il y a quatre ans".

Nicolas Leslie, 20 ans

Un étudiant américain à l'université de Berkeley. Il a été identifié ce dimanche. Il fait partie des dernières victimes identifiées.

Viktoria Savtchenko, 21 ans

Une étudiant russe Viktoria Savtchenko, 21 ans, a été heurtée par le camion et tuée sur le coup jeudi soir. Selon le Daily Mail, Victoria était étudiante à l'Université d'élite financière du gouvernement russe à Moscou.

Timothé Fournier, 27 ans

Timothé Fournier était buraliste à Paris. Il est mort en protégeant sa femme, enceinte de 7 mois, qu'il a poussée sur le côté juste avant que le camion le percute, raconte Anaïs, l'une de ses cousines.
"C'était une crème de bonté (...), un jeune homme rêveur mais qui était toujours là pour sa femme et son futur enfant"

Bilal Labaoui, 28 ans

Bilal Labaoui, un Tunisien né en 1987, originaire de la ville de Kasserine, dans le centre-ouest du pays, est décédé jeudi soir à Nice. Le ministère des Affaires étrangères tunisien a annoncé son décès dans un communiqué publié sur Facebook. D'après Le Monde, il se trouvait en compagnie de son grand frère Walid lorsque le camion a surgi. Son frère, indemne, a veillé son corps toute la nuit.

Michaël Pellegrini, 28 ans

Michaël Pellegrini, 28 ans, était professeur d'économie au lycée privé des Récollet à Longwy (en Meurthe-et-Moselle). Il est mort sur la Promenade des Anglais aux côtés de sa mère, Véronique Lion, une assistante maternelle de 55 ans, et de ses grands-parents François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans. Les quatre habitaient "depuis toujours" à Herserange, selon la mairie de cette localité de la banlieue de Longwy.

Mino Razafitrimo, 31 ansMino Razafitrimo exerçait la profession d'assistante de direction. Installée dans la région niçoise depuis 12 ans, cette mère de famille originaire de Madagascar était venue assister au feu d'artifice avec ses deux enfants, âgés de quatre et six ans. "Tous deux ont survécu", précise un proche de la victime. C'était une personne "joyeuse" et "très impliquée au sein de la communauté malgache de Nice".

Rachel Erbs, 39 ans

Mère de famille et originaire de Cessieu, dans l'Isère, Rachel Erbs assistait au feu d'artifice avec son mari et ses deux enfants, de 6 et 12 ans, sur la Promenade des Anglais, jeudi soir. Le lendemain, toute la famille devait rejoindre la Corse pour les vacances.
Son mari Stéphane s'en sort avec des côtes cassées et les enfants sont indemnes. Pendant deux jours, ils ont recherché Rachel, perdue dans la panique de l'attaque au camion. Son corps a finalement été identifié samedi soir.
David Bonnet, 44 ans
Originaire de Nérondes, dans le Cher, ce père d'une jeune fille de 21 ans s'était installé dans les Alpes-Maritimes à Roquebillière avec sa nouvelle compagne, légèrement blessée dans l'attentat. Il était par ailleurs le fils du premier adjoint au maire de Nérondes. "C'est une famille qu'on connaît bien", a confirmé le maire de cette commune de 1 600 habitants, Roland Gilber. "Tout le monde est sous le choc, je n'ai pas de mot".
84 personnes ont perdu la vie jeudi soir dans l'attentat perpétré sur la promenade des Anglais à Nice. Peu à peu, des noms sont posés sur les victimes
Au moins 84 personnes ont trouvé la mort jeudi soir dans l'attentat qui a frappé la ville de Nice. L'identification des victimes va prendre du temps mais certains noms ont déjà été annoncés. Parmi eux :

Yanis, 4 ans et demi

Le petit garçon jouait insouciamment avec d'autres enfants lorsque le camion l'a percuté. C'était la première fois jeudi que son père, Mickaël Corviaux, installé à Nice depuis trois ans, l'emmenait voir le traditionnel feu d'artifice sur la Promenade des Anglais.
"C'est mon épouse qui a insisté pour y aller, elle voulait lui faire plaisir", détaille-t-il au Parisien. "Nous étions installés sur la plage avec la femme d'un ami, ses nièces et ses deux enfants. Yannis était ravi, il sautait partout, il faisait le fou avec ses copains...", se remémore Mickaël.
Ses parents ont pu éviter le camion, pas Yannis qui s'amusait quelques mètres plus loin.

Kylian, 4 ans et sa maman Olfa Bent Souayah, 31 ans

Olfa Bent Souayah Khalfallah, jeune Tunisienne née en 1985, installée à Lyon, se trouvait avec son fils de quatre ans, Kylian, au moment de l'attentat. Le décès du petit garçon a été confirmé samedi à son père, qui le recherchait activement depuis la nuit du drame et a hurlé de douleur en sortant de l'hôpital. "Il est anéanti. Avec Kylian, ils avaient un rapport fusionnel", ont confié des proches du père de famille à Nice-Matin.
Tahar a perdu sa femme et son fils. Il crie sa douleur samedi en apprenant la mort de son protégé dont il était sans nouvelles.© Photo AFP

Kayla, 6 ans et sa mère, Elizabeth Cristina

Suisse d'origine brésilienne, la fillette habitait à Yverdon-les-Bains dans le canton de Vaud. Présente sur les lieux de l'attentat, la mère de Kayla, portée disparue depuis le soir de l'attentat. Elizabeth Cristina de Assis Ribeiro a été identifié parmi les corps ce dimanche. Le père et les deux autres enfants qui se trouvaient également sur place sont "hospitalisés et choqués", ont précisé les autorités du canton. 

Yanis, 7 ans, son frère et sa grand-mère Laurence Tavet, 49 ans

Yanis, 7 ans et son frère étaient venus rendre visite à leur grand-mère de 49 ans.

Brodie Copeland, 11 ans et son père Sean Copeland, 51 ans

Sean Copeland, père de famille de 51 ans et son fils Brodie, 11 ans, ont été tués jeudi soir. Américains originaires du Texas, ils étaient en vacances en famille à Nice après avoir séjourné à Pampelune et Barcelone, en Espagne. 
Le neveu de Sean a confirmé la triste nouvelle sur les réseaux sociaux :

Mehdi H., 12 ans.

Le jeune garçon était le fils d'un arbitre de football niçois qui a également perdu sa belle-soeur dans l'attentat. Une jeune fille qui accompagnait la famille sur la Promenade des Anglais est décédée. La soeur jumelle de Mehdi est toujours dans le coma. "La petite fille est toujours dans un état stationnaire. Mais il y a de l'espoir", confie un proche du papa à Nice-Matin.

Amie V., 12 ans

Amie est la fille d'un journaliste du magazine Ressources. Ce magazine, basé à Nice, a annoncé sur sa page Facebook la mort de l'adolescente : "Toute notre équipe est sous le choc. Les mots dont nous sommes censés être les spécialistes sont soudain vidés de sens". 

Laura, 13 ans

Samedi, les proches de Laura ont eu la confirmation de son décès. "On était sur la Promenade. On était en train de regarder ce feu d'artifice, il y avait des milliers de personnes. On était tous heureux d'aller voir ce feu d'artifice", témoigne son père. La jeune Niçoise avait une soeur jumelle. "Repose en paix petite soeur", écrit sa grande soeur sur Facebook.

Magdalena et Marzena Chrzanowska, 21 et 20 ans

Ces deux sœurs étaient de nationalité polonaise. Elles étaient en vacances à Nice avec leurs deux autres soeurs qui ont survécu, a indiqué le Père Jan Antol, curé de leur paroisse à Krzyszkowice un village de 2.100 habitants dans le sud de la Pologne. "Elles étaient formidables, très appréciées. Elles aidaient leur père depuis qu'il était veuf. Leur mère est morte il y a quatre ans".

Nicolas Leslie, 20 ans

Un étudiant américain à l'université de Berkeley. Il a été identifié ce dimanche. Il fait partie des dernières victimes identifiées.

Viktoria Savtchenko, 21 ans

Une étudiant russe Viktoria Savtchenko, 21 ans, a été heurtée par le camion et tuée sur le coup jeudi soir. Selon le Daily Mail, Victoria était étudiante à l'Université d'élite financière du gouvernement russe à Moscou.

Timothé Fournier, 27 ans

Timothé Fournier était buraliste à Paris. Il est mort en protégeant sa femme, enceinte de 7 mois, qu'il a poussée sur le côté juste avant que le camion le percute, raconte Anaïs, l'une de ses cousines.
"C'était une crème de bonté (...), un jeune homme rêveur mais qui était toujours là pour sa femme et son futur enfant"

Bilal Labaoui, 28 ans

Bilal Labaoui, un Tunisien né en 1987, originaire de la ville de Kasserine, dans le centre-ouest du pays, est décédé jeudi soir à Nice. Le ministère des Affaires étrangères tunisien a annoncé son décès dans un communiqué publié sur Facebook. D'après Le Monde, il se trouvait en compagnie de son grand frère Walid lorsque le camion a surgi. Son frère, indemne, a veillé son corps toute la nuit.

Michaël Pellegrini, 28 ans

Michaël Pellegrini, 28 ans, était professeur d'économie au lycée privé des Récollet à Longwy (en Meurthe-et-Moselle). Il est mort sur la Promenade des Anglais aux côtés de sa mère, Véronique Lion, une assistante maternelle de 55 ans, et de ses grands-parents François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans. Les quatre habitaient "depuis toujours" à Herserange, selon la mairie de cette localité de la banlieue de Longwy.

Mino Razafitrimo, 31 ans

Mino Razafitrimo exerçait la profession d'assistante de direction. Installée dans la région niçoise depuis 12 ans, cette mère de famille originaire de Madagascar était venue assister au feu d'artifice avec ses deux enfants, âgés de quatre et six ans. "Tous deux ont survécu", précise un proche de la victime. C'était une personne "joyeuse" et "très impliquée au sein de la communauté malgache de Nice".

Rachel Erbs, 39 ans

Mère de famille et originaire de Cessieu, dans l'Isère, Rachel Erbs assistait au feu d'artifice avec son mari et ses deux enfants, de 6 et 12 ans, sur la Promenade des Anglais, jeudi soir. Le lendemain, toute la famille devait rejoindre la Corse pour les vacances.
Son mari Stéphane s'en sort avec des côtes cassées et les enfants sont indemnes. Pendant deux jours, ils ont recherché Rachel, perdue dans la panique de l'attaque au camion. Son corps a finalement été identifié samedi soir.


David Bonnet, 44 ans

Originaire de Nérondes, dans le Cher, ce père d'une jeune fille de 21 ans s'était installé dans les Alpes-Maritimes à Roquebillière avec sa nouvelle compagne, légèrement blessée dans l'attentat. Il était par ailleurs le fils du premier adjoint au maire de Nérondes. "C'est une famille qu'on connaît bien", a confirmé le maire de cette commune de 1 600 habitants, Roland Gilber. "Tout le monde est sous le choc, je n'ai pas de mot".

Igor Chelechko, 48 ans

Ancien militaire de l'armée soviétique, ce Belge d'origine russe est père de quatre enfants, il vivait à Nice depuis quelques mois. "C'était un homme pieux, qui était très positif." 

Emmanuel Grout, 48 ans

Emmanuel Grout était commissaire de police. Numéro 2 de la police aux frontières (PAF) des Alpes maritimes, en charge notamment de la gestion policière de l'aéroport de Nice Côte d'Azur, il était hors service au moment de l'accident, selon une source policière.
Selon le Point, il était venu assister au feu d'artifice avec sa compagne, elle-même commissaire de police, et la fille de cette dernière, quand il a été fauché par le camion.

Hugues Mismack, 49 ans et Christine Fabry, 67 ans

Le couple vivait en famille de Puget-sur-Argens (Var). La fille de Christine, Caroline Villani, 44 ans, a été blessée, son fils cadet, 14 ans, est hospitalisé dans un état critique à Nice, l'aîné André, 17 ans, est porté disparu, de même que son oncle Bruno Villani, a indiqué Edith Blondel, adjointe au maire de Puget-sur-Argens.

Mohamed Toukabri

Ce quinquagénaire tunisien, originaire de Béja (nord du pays), travaillait comme mécanicien à Nice, selon le ministère tunisien des Affaires étrangères. quinquagénaire tunisien.

Linda Casanova, 54 ans

Cette inspectrice des douanes se trouvait en vacances sur la Côte d'Azur avec son mari Gilles, un Français qui a survécu à l'attentat, selon la mairie d'Agno (Tessin, sud), ville dont elle était originaire. Le couple n'avait pas d'enfant. 

Véronique Lyon, 55 ans

Véronique Lyon, 55 ans, était assistante maternelle, originaire de la commune de Herserange en Meurthe-et-Moselle. Elle est décédée sur la Promenade des Anglais aux côtés de son fils, Michaël Pellegrini, 28 ans, professeur et de ses parents François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans. Ses beaux-parents, Gisèle et Germain Lyon, 68 et 63 ans, sont également à compter parmi les victimes.

Roman Ekmaliyan, 56 ans

Géorgien d'origine arménienne, cet homme d'affaires vivait en Belgique. "C'était un homme très intelligent, dans tous les domaines, intéressé par l'histoire, la politique ... C'était utile et intéressant de discuter avec lui", se souvient l'archiprêtre de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, Andrey Eliseev.

Natalia Otto , 57 ans

Agée d'une cinquantaine d'années, Natalia Otto résidait en Belgique. Cette Kazakhe d'origine russe, enseignante à l'école paroissiale d'Anvers, avait deux filles, dont l'une vivait à Nice. Philologue de formation, "Natalia était une femme très intelligente et gentille, très bonne, très croyante", selon l'archiprêtre de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, Andrey Eliseev.

La famille Panchenko

Lyubov Panchenko, 59 ans, sa fille Marina Panchenko, 33 ans, originaires de Pavlodar au Kazakhstan, et sa petite-fille Silvia, 2 ans et demi, née en France, ont péri dans l'attentat.

Robert Marchand, 60 ans

Selon le journal local le Bien Public, un habitant de Saône-et-Loire, Robert Marchand, 60 ans, a trouvé la mort dans l'attentat de Nice. Il était président-entraîneur du club d'athlétisme de Marcigny et travaillait pour une entreprise locale.
Fatima Charrihi, 60 ans
Fatima Charrihi, Marocaine, mère de sept enfants et résidant à Nice, serait la première victime tuée dans l'attentat de jeudi soir. Elle est décédée sur le coup. Selon son fils, Hamza, 28 ans, qui s'est confié dans l'Express, "elle portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam. Mais ce n'est pas celui des terroristes".
Zahia Rahmouni, 70 ans
Cette retraitée algérienne, originaire de Constantine, était en visite à Nice chez sa fille, selon les autorités algériennes. Sa fille et son petit-fils, présents aux côtés de la septuagénaire pour le feu d'artifice, ont frôlé la mort. Quelques secondes avant le passage du camion, le petit garçon aurait en effet échappé à la vigilance de sa mère, qui aurait couru pour le rattraper, s'éloignant ainsi du lieu de l'accident.

François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans

Les deux grands-parents originaires de Meurthe-et-Moselle sont décédés sur la promenade des Anglais à Nice, avec leur petit-fils, Michaël Pellegrini et la mère de celui-ci, Véronique Lion.

Une professeure et deux lycéennes allemandes

Selon plusieurs médias allemands, un groupe de lycéens allemands fêtant le bac était présent à Nice jeudi soir. Deux lycéennes et une professeur figurent parmi les victimes, a annoncé l'académie de Berlin.

De nombreux touristes étrangers

Parmi les victimes figurent également un Ukrainien et deux Arméniens selon une agence de presse arménienne. Par ailleurs, le ministère belge des Affaires étrangères a indiqué être sans nouvelles d'une vingtaine de ressortissants.
Parmi les dizaines de blessés enregistrés, figurent au moins un Britannique, selon Londres, deux Roumains, actuellement hospitalisés, selon Bucarest.
Le temps de l'identification, un processus "long" et "cruel"
Le temps nécessaire à l'identification des victimes est un "temps long" et "cruel", a admis la secrétaire d'Etat à l'aide aux victimes Juliette Méadel, lors d'un déplacement à Nice samedi.
"C'est un processus scientifique" dans lequel "la moindre erreur est tragique", a-t-elle souligné. "Il faut prendre le temps de la vérité. Seule l'institution judiciaire est garante de la vérité", a-t-elle poursuivi, promettant que le parquet donnerait dans les prochains jours "la liste" des victimes de l'attaque lors de laquelle 84 personnes sont mortes.
http://www.sudouest.fr/2016/07/15/attentat-de-nice-qui-sont-les-victimes-2436068-7519.php