lundi 2 mars 2015

Le créateur des «Barbapapa» est mort


«Bienvenue chez les Barbapapa…» Talus Taylor, créateur des Barbapapa, est mort le 19 février à Paris, à 82 ans. Le dessinateur américain avait créé les personnages aux formes changeantes dans les années 1970 avec sa femme française Annette Tison. Né en 1932 à San Francisco, Talus Taylor était un auteur discret malgré le succès fulgurant de ses personnages dont les aventures, d’abord publiées en France, ont été traduites dans une trentaine de langues.

Barbalala et Barbibul en deuil

Après leur vie sur papier, les Barbapapa ont été adaptés en dessins animés pour la télévision. Les personnages, dont les noms débutent tous par «Barb…» ont chacun des traits de caractères différents et la possibilité de changer de formes. Les couleurs douces autant que le ton malicieux de la série ont fait son succès.
Barbouille, Barbidou et Barbamama, entre autres, sont également des stars de nombreux produits dérivés.
Parmi les hommages rendus par le monde du dessin, celui de Joann Sfar sur Instagram a été beaucoup repris: «So long Talus Taylor, il va falloir faire les fous sans vous».
http://www.20minutes.fr/culture/1552411-20150302-createur-barbapapa-mort

dimanche 1 mars 2015

La Rochelle: Il retourne le couteau contre son agresseur et le tue

Un jeune homme de 22 ans a été tué dans la nuit de vendredi à samedi, aux abords de la piscine des Parcs à La Rochelle, rapporte Sud-Ouest.fr ce dimanche. Avec un complice, il s'en était pris à un autre jeune, de 19 ans, pour lui voler son argent et son téléphone portable.
Mais la victime ne s'est pas laissée faire, et a réussi à retourner l'arme contre son agresseur, le poignardant au thorax. Le jeune homme de 22 ans est décédé quelques heures plus tard.

Présenté à un juge ce dimanche

Le jeune de 19 ans doit être présenté ce dimanche après-midi au juge d'instruction dans la cadre de l'information judiciaire ouverte par le parquet de La Rochelle pour violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner, un crime passible des assises. Le parquet a fait savoir qu'il ne demanderait pas son placement en détention, l'état de légitime défense pouvant être retenu selon lui.
Quand au complice de l'agresseur, il sera présenté en comparution immédiate lundi pour tentative de vol aggravé.
http://www.20minutes.fr/bordeaux/1552047-20150301-rochelle-retourne-couteau-contre-agresseur-tue

Bretagne: Une truie fugueuse arrêtée à coups de Taser

Un tour de cochon. Josken (comprenez «joue de porc rôti» en breton) est la mascotte du café Stang ar Beo, bistrot du centre-ville de Lannion (Côtes-d’Armor). Ici, la petite truie néozélandaise reçoit régulièrement des quignons de pain et des caresses de la part des clients. L’animal s’est toutefois offert une virée nocturne dans la nuit de vendredi à samedi, rapporte Ouest France.

La police à ses trousses

«Elle a profité d'un grillage mal clôturé. Elle a endommagé la pelouse d'un voisin et s'est retrouvée dans la rue», regrette son maître. «Polices nationale et municipale se sont lancées à ses trousses», poursuit-il. Les autorités devront finalement utiliser leur Taser (un pistolet à impulsion électrique) à trois reprises pour maîtriser la truie.
Pour Josken, le retour à la maison fut difficile. La faute aux décharges électriques, mais pas seulement. «Elle paie sans doute aussi sa nuit blanche», s’amuse son maître. Ce dernier a dû débourser 66 euros pour récupérer sa truie et 35 euros de frais d’amende pour vagabondage.
http://www.20minutes.fr/insolite/1551927-20150301-bretagne-truie-fugueuse-arretee-coups-taser

vendredi 27 février 2015

Leonard Nimoy, alias Monsieur Spock dans «Star Trek» est mort

L'acteur Leonard Nimoy, qui incarnait le docteur Spock dans la série culte Star Trek, est décédé ce vendredi à l'âge de 83 ans, a confirmé son épouse au New York Times. Le comédien était atteint d'une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), maladie qui serait due au tabagisme.

Les débuts à la télévision

Leonard Nimoy est né le 26 mars 1931 à Boston, au Massachusetts, au sein d’une famille originaire d’Ukraine. Après des études d’art dramatique, il fait ses débuts sur le petit écran en apparaissant dans diverses séries telles que La Quatrième Dimension, Bonanza, Perry Mason ou encore Au-delà du réel.

Mr. Spock dans «Star Trek»

En 1964, Gene Roddenberry imagine une série télévisée de science-fiction qui raconte les pérégrinations d'un grand vaisseau spatial interstellaire chargé d'explorer l'univers. NBC produit un premier pilote, baptisé The Cage, mais insatisfaite du résultat, la chaîne décide d'en payer un second. Seul un personnage, Mr. Spock, incarné par Leonard Nimoy, survit au premier pilote.
La série trouve sa place dans la grille de NBC en 1966. Leonard Nimoy y incarne Mr. Spock dans la série originale diffusée aux Etats-Unis de 1966 à 1969,  un personnage mi-humain, mi-vulcain. Spock était le contrepoids froid et extrêmement rationnel à l'impulsif capitaine James Tiberius Kirk, joué par William Shatner, et du médecin calme et posé du vaisseau Leonard "Bones" McCoy, interprété par DeForest Kelley.
http://www.20minutes.fr/television/1551451-20150227-leonard-nimoy-alias-docteur-spock-star-trek-mort

mardi 4 mars 2014

La fin d'un rêve pour les ex-Lejaby : "Les banques sont plus fortes"

Un an après, Les Atelières, l'association composée d'anciennes ouvrières du fabricant de lingerie Lejaby, ont annoncé lundi la fermeture de l'atelier de Villeurbanne, près de Lyon, faute de financement. Beaucoup d'espoirs avaient pourtant été placés dans cette entreprise "made in France".

"C'est un crève-coeur pour celles et ceux qui ont eu l'espoir de relancer un atelier de lingerie corseterie haut de gamme", a expliqué Muriel Pernin, directrice des Atelières. Un an après avoir fondé leur atelier haut de gamme, les couturières du fabricant de lingerie Lejaby ont annoncé qu'elles allaient demander la liquidation vendredi devant le tribunal de commerce de Lyon.
En 2012, l'entreprise de sous-vêtement Lejaby avait été placée en redressement judiciaire. Relayé par tous les médias, le sort de ces ouvrières qui allaient se retrouver au chômage avait ému la France. Ces petites mains reprennent espoir lorsque Muriel Pernin décide de monter "Les Atelières". Vingt-cinq couturières, dont des ex-Lejaby, sont recrutées. Le ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg s'était félicité à l'époque de cette reprise, vantant l'intérêt du "made in France".
"Les Atelières à la guillotine"
Pour trouver les fonds nécessaires à la création de leur nouvel atelier, les anciennes ouvrières de Lejaby et Muriel Pernin avaient eu l'idée de lancer un appel aux dons sur Facebook. "Comme nous n'étions pas sûres que les banques nous aideraient, nous sommes allées vers ceux qui avaient peut-être moins d'argent, mais pour qui ce projet pouvait être un symbole", raconte la fondatrice des Atelières.
 

lundi 3 mars 2014

Le statut des sages-femmes va changer

Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a confirmé lundi que le statut des sages-femmes, en grève depuis octobre, allait changer et qu'elle préciserait les contours de cette évolution mardi.

Les sages-femmes vont-elles obtenir gain de cause ? "D'ores et déjà (...), je peux dire que le statut des sages-femmes à  l'hôpital va changer, que leur rôle médical, leurs compétences spécifiques  seront pleinement reconnues, mieux reconnues à l'hôpital public", a-t-elle dit  sur Europe 1, sans plus de détails.
"Les dernières consultations sont en cours" et les annonces seront faites  mardi, a-t-elle ajouté. Le collectif d'organisations, à l'origine du mouvement de grève depuis  octobre, demande notamment que les sages-femmes hospitalières puissent sortir  de la fonction publique et obtenir un statut sur le modèle des médecins  (praticien hospitalier).     Mais cette revendication n'est pas soutenue par une intersyndicale de  fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, SUD, Unsa) qui craint la précarisation de la  profession.

Le 19 février, plusieurs milliers de sages-femmes ont défilé à Paris pour  presser le gouvernement de trancher sur leur statut.
 

dimanche 2 mars 2014

Le cinéaste français Alain Resnais est mort

On lui doit notamment de grands succès populaires comme "On connaît la chanson", avec Sabine Azéma, André Dussolier et Lambert Wilson. Le cinéaste français est mort à Paris à l'âge de 91 ans.

"On connaît la chanson", "Smoking, no smoking", "Coeurs"... On a tous en tête la singularité, la poésie et l'humour des films du célèbre cinéaste français Alain Resnais. Auteur de très nombreux succès populaires, il est mort samedi soir à Paris "entouré de sa famille", à l'âge de 91 ans, a annoncé à l'AFP le producteur de ses derniers films, Jean-Louis Livi.
Le réalisateur avait dernièrement été mis à l'honneur lors de la 64e édition du Festival du film de Berlin pour son dernier long métrage, "Aimer, boire et chanter" qui sortira sur les écrans le 26 mars (découvrez ci-dessous la bande-annonce). Un film avec Sabine Azéma et André Dussolier, deux de ses acteurs fétiches qui ont tourné pour lui dans nombre de ses succès. On se souvient notamment du  succès de "On connaît la chanson" en 1997 avec Sabine Azéma, André Dussolier, Lambert Wilson et Pierre Arditi, César du meilleur film en 1998.
Un virtuose
Cinéaste de la mémoire et de l'imaginaire, Alain Resnais, né le 3 juin 1922 à Vannes (Morbihan), s'était passionné très tôt pour la littérature et le cinéma, tournant son premier court métrage à 13 ans avant de s'inscrire à l'Idhec en 1943. Sa filmographie compte de nombreux courts métrages et documentaires, ainsi qu'une vingtaine de longs métrages parmi lesquels "Hiroshima mon amour" (1958), "Providence" (1976), "Mon oncle d'Amérique" (1980), "Smoking"/"No smoking" (1993) ou encore "On connaît la chanson" (1997).

Resnais s'est affirmé au long de sa filmographie comme un virtuose des rapports entre l'écrit et l'image et un inventeur de formes, s'inspirant de la bande dessinée, dont il était fan, ou intégrant dans ses fictions des chansons célèbres ("On connaît la chanson").
  
Un maître
A l'annonce de sa mort, dimanche, le comédien Denis Podalydès lui a rendu hommage sur LCI, saluant un "immense maître" à la "jeunesse intellectuelle surprenante", qui "mettait de la légèreté partout y compris dans les questions les plus graves".
 

vendredi 28 février 2014

Sarkozy : "je n'ai aucune intention de mettre un terme à ma période de recul" de la politique

Lors d'un discours à Berlin vendredi, Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec Angela Merkel à huis clos avant de livrer sa vision des relations franco-allemandes et de la politique de l'Union Européenne. L'ex-président a également assuré vouloir encore rester en retrait de la vie politique.

"Si j'ai accepté cette invitation, c'est pour témoigner de la nécessité de l'amitié de ces deux nations d'Europe." Vendredi midi, Nicolas Sarkozy a retrouvé Angela Merkel pour une rencontre à huis clos organisée à la Chancellerie de Berlin dont n'a filtré qu'une photo des deux, sourire aux lèvres. Rien d'officiel car l'ancien président de la République était en Allemagne afin de répondre à l'invitation de la fondation Konrad Adenauer, le cercle de réflexion du parti de la chancelière, la CDU, afin de prononcer un discours sur l'Europe. Il a ensuite abordé les relations franco-allemandes et l'avenir de l'Union européenne. "Je me sentirai pour toujours un Européen convaincu et militant, a-t-il déclaré. Nous n'avons pas le droit d'oublier ce qu'était l'Europe au milieu du 20e siècle."
Si les relations entre François Hollande et Angela Merkel sont plutôt cordiales, Nicolas Sarkozy a rappelé qu'il n'y avait "pas d'alternative à l'amitié franco-allemande". Elle est "liée à l'alternance démocratique dans nos pays. Elle est le socle sur lequel s'est bâti la construction européenne", a-t-il rappelé. Et de faire l'éloge d'une si belle entente désormais ancrée dans les mœurs depuis la Seconde Guerre mondiale : "C'est notre trésor commun, un trésor sacré, inestimable. Sans cette amitié, il y aurait eu d'autres guerres, il y aurait eu d'autres affrontements." Mais un trésor "fragile" dont Français et Allemands sont "les gardiens, pour le protéger il n'y a qu'une façon d'agir, il faut le renforcer."
"L'UE doit renoncer à la prétention de tout réglementer"
Se présentant comme un "ami" de l'Allemagne, l'ex-chef d'Etat a souligné le rôle important des deux pays comme principaux partenaires européens :"Dans la crise, l'Europe avait besoin de leadership. Le leadership n'est pas un gros mot, le leadership est un devoir." Mais il en a également profité pour prôner l'abandon de nombreuses compétences actuelles de l'Europe. "L'UE doit renoncer à la prétention de tout réglementer et de tout régenter. Ce n'est pas cela qui était le message des pères fondateurs. Elle doit se concentrer sur l'essentiel, là où elle est forte pour pouvoir agir. L'UE doit cesser de perdre du temps, de l'énergie et de la crédibilité. L'UE doit cesser d'exaspérer les citoyens, les entrepreneurs par des réglementations incompréhensibles", a-t-il martelé.
Mais pour quelles propositions ? Retrouvant sa posture de chef d'Etat, il a égrainé ses solutions : "l'abandon de pans entiers d'aujourd'hui qui gagnerait grandement en lisibilité" en se concentrant sur sept ou huit grandes politiques comme l'industrie, la recherche, l'énergie, l'agriculture et la concurrence. Il a également abordé la question de l'Ukraine et de la Russie, insistant sur le fait qu'un affrontement serait "catastrophique pour les Européens comme pour les Russes".

En préambule de son discours, Nicolas Sarkozy avait pris le temps de faire le point sur sa présence qui ne traduisait en rien une volonté de retour à la scène politique. "Je n'ai aucune intention de mettre un terme à la période de recul de toute activité politique que j'ai souhaitée", a-t-il déclaré, malgré les dernières rumeurs et les propos de ses anciens collaborateurs politiques qui lui prêtent des velléités pour 2017. Une visite en Allemagne qui n'avait donc rien de politiquement officielle...
 

jeudi 27 février 2014

Intermittent du spectacle, un statut au coeur de la grogne

Alors qu'une nouvelle séance de négociations s'ouvre jeudi sur l'assurance chômage, les intermittents du spectacle manifestent pour défendre leur indemnisation spécifique que le Medef veut leur ôter. Ségolène Royal a émis l'idée de leur "demander des tâches" en contrepartie.

Le régime spécial des intermittents du spectacle est de nouveau au cœur des débats. Jeudi, une nouvelle séance de négociations sur l'assurance chômage s'ouvre avec la question de l'indemnisation des salariés du spectacle vivant en point d'orgue. Avec l'annonce d'un chiffre record de demandeurs d'emploi (3,31 millions fin janvier), la réunion s'annonce tendue. Le patronat veut toujours réduire les droits des chômeurs, et notamment ceux des intermittents. Les partenaires sociaux se sont donné jusqu'au 13 mars pour se mettre d'accord sur une nouvelle convention de l'assurance chômage et sur l'indemnisation de 2,2 millions de personnes.
Le déficit devrait atteindre 4 milliards d'euros en 2013 et sa dette franchir la barre des 22 milliards, un record. Le statut très controversé du régime des intermittents pose de nouveau problème. Selon la Cour des comptes, les salariés du spectacle représentent 3% des demandeurs d'emploi, mais leur régime "un tiers du déficit de l'assurance-chômage". Le patronat veut un changement de ce régime. La ministre de la Culture a annoncé qu'elle ne voulait pas y toucher.
Les intermittents défendent leurs droits. Une avant-dernière table ronde des négociations est programmée ce jeudi à partir de 14h30. La précédente s'était conclue sur un constat unanime de désaccord, les syndicats déplorant le "durcissement" du ton du patronat. Avec la réforme proposée par le Medef, ce sont "112 000 personnes qui sont menacées de ne plus être indemnisées", a indiqué Denis Gravouil, secrétaire général CGT spectacle, sur LCI.
Les syndicats ont appelé à un rassemblement à Paris jeudi après-midi pour "amplifier la mobilisation" en dénonçant un "projet violent et provocateur". ". Avec ce projet, "les travailleurs précaires, intérimaires et intermittents verraient leur indemnisation considérablement baisser", indique la CGT dans un communiqué. "On veut être en mesure d'être entendu. Là, on est face à des gens qui refusent de discuter", a précisé Denis Gravouil. Une autre manifestation est prévue le 12 mars, veille de la dernière journée de négociations prévue sur l'assurance chômage. Mais tous se refusent pour le moment à penser à réitérer le vaste mouvement de 2003, après la mise en place d'une mini-réforme, qui avait entraîné l'annulation de plusieurs festivals.
Le patronat pour une suppression du régime spécial. Mercredi, le Medef a adressé aux syndicats ses propositions dont la suppression pure et simple d'un régime qu'il trouve "inéquitable". Son premier projet le 13 février avait suscité un tollé syndical. Mais le patronat campe sur ses positions et veut remettre sur la table ce statut des salariés du spectacle vivant qui coûte "un déficit chronique d'un milliard d'euros par an", selon la Cour des comptes dans un rapport de 2012. "Les règles spécifiques relatives à l'indemnisation" des ouvriers et des techniciens du spectacle doivent être "alignées sur celles du règlement général", stipule le texte du patronat. Ce dernier propose une concertation avec l'Etat pour que celui-ci finance le surcoût lié au régime des intermittents si ce régime n'est pas fondu dans le régime général. Une fin de non-recevoir émise immédiatement par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti sur i>TELE. Une autre proposition fait polémique : la modulation de l'indemnisation des chômeurs en fonction de la conjoncture.
Sur LCI, Denis Gravouil a dénoncé le chiffre d'un milliard d'euros de déficit, tout comme l'avait fait un peu plus tôt l'Unedic. Cette dernière a indiqué qu'en cas de reversement des intermittents dans le régime général, l'économie ne dépasserait pas 320 millions d'euros par an quand ceux qui n'auraient pas ouvert suffisamment de droits au chômage pourrait alors toucher le RSA.
Mais le Medef ne semble pas vouloir s'attaquer aux artistes, mais bel et bien aux techniciens et ouvriers du spectacle dont il juge le statut d'intermittent souvent attribué de façon inappropriée
En quoi ce régime est-il particulier ? L'intermittence est un régime spécifique créé en 1936 pour les techniciens et cadres du cinéma qui ne pouvaient justifier d'un emploi pérenne (accessoiristes, cameraman, costumière, décorateur, peintre, etc.). Ce régime concerne les artistes, techniciens et ouvriers des secteurs de l'audiovisuel, du cinéma, de la musique ou encore du spectacle vivant. Les salariés en CDD ou CDI de ces secteurs ne sont pas affilés à ce régime, mais au régime général.
Pour pouvoir prétendre à une indemnisation chômage, chaque salarié doit justifier de 507 heures de travail sur 10 mois (3 mois et demi) contre 610 heures sur 28 mois pour les salariés du régime général. Un cap souvent difficile à atteindre dans une profession où un cachet de 12 heures pour une prestation ne représente pas forcément le nombre réel d'heures/jours consacré(e)s (préparation, répétition, création...). Au bout de cinq jours consécutifs de travail, le quota horaire tombe même à 8 h par cachet. Une fois le quota de 507 heures atteint, l'indemnisation est alors de huit mois. En 2011, on dénombrait 254 394 salariés cotisant au régime des intermittents, mais seulement 43% ont réellement bénéficié d'au moins une journée d'indemnisation (source parlementaire).
Ségolène Royal veut demander des tâches en échange. Alors que la Cour des comptes propose de taxer les entreprises qui recourent à l'intermittence, Ségolène Royal veut un maintien du régime tout en proposant des alternatives. "La culture n'est pas déficitaire, elle rapporte énormément à un pays comme la France", a déclaré l'ancienne candidate PS à la présidentielle sur i>TELLE. "Faisons du gagnant-gagnant. On sauve les intermittents, mais peut-être qu'on peut leur demander des tâches". La présidente de Poitou-Charentes suggère ainsi de proposer aux intermittents d'intervenir dans les maisons de retraite ou les établissements scolaires "pour répondre à une démocratisation d'accès à la culture". Une pratique déjà observée par de nombreux artistes qui se produisent dans ces endroits pour multiplier aussi les cachets.
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mercredi 26 février 2014

Plus de 21.000 oiseaux tués à cause des tempêtes cet hiver

Affaiblis et épuisés par les tempêtes successives, plus de 21.000 oiseaux marins morts se sont échoués sur les plages du littoral atlantique depuis fin janvier, une "hécatombe" sans précédent depuis au moins un siècle, a annoncé ce mercredi la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Au 24 février, du pays Basque au Finistère sud, on comptabilisait 21.341 oiseaux morts et 2.784 acheminés dans les centres de sauvegarde. Le macareux moine et le guillemot de Troïl sont les espèces les plus touchées et, dans une moindre mesure, le pingouin torda.

La LPO a effectué ces comptages durant trois week-ends, en mobilisant plus de 500 bénévoles. "De nombreux oiseaux flottants", majoritairement morts, "au large des côtes ont été signalés par les marins-pêcheurs. Autant dire que le bilan, encore provisoire, risque de s'alourdir dans les prochains jours", écrit la LPO dans un communiqué.
"De nombreuses interrogations subsistent"
Ces oiseaux ont essentiellement souffert d'un "manque de nourriture", explique Nicolas Gendre, responsable de programmes à la LPO. "On pense que les tempêtes ont déplacé les oiseaux sur des zones moins riches en nourriture", indique-t-il. "Par ailleurs, les oiseaux doivent se maintenir sur l'eau et, quand il y a une forte houle, ils dépensent plus d'énergie pour pouvoir survivre, se nourrir".
Quelques oiseaux ont pu aussi être achevés par des boulettes de pétrole, des bateaux profitant des intempéries pour dégazer au large. "Jusqu'en 1900, on n'a aucune trace" d'un échouage aussi massif, a précisé Nicolas Gendre. "Après les tempêtes, on trouve toujours quelques cadavres d'oiseaux. Mais en Charente-Maritime, c'est 4, 10. C'est des cacahuètes", a-t-il dit, soulignant que de nombreuses interrogations subsistaient pour expliquer un phénomène d'une telle ampleur.